20.05.2007

Mon calendrier de campagne

Voici mon calendrier des différentes réunions électorales que je vais tenir dans la circonscription de Wissembourg pour vous présenter mes convictions, mon programme, ma démarche:
Date

 

Lieu

 

Horaire

 

Lieu de réunion

 

Communes concernées

 

Lundi

 

14 mai

 

Surbourg

 

20h

 

salle de la mairie

 

Surbourg

 

Mardi 15 mai

 

 

Trimbach

 

18h30

 

restaurant le Cygne

 

Aschbach - Croetwiller - Hoffen - Niederroedern

 

Hatten

 

20h30

 

hall de la mairie

 

Oberlauterbach - Oberroedern - Rittershoffen - Siegen - Stundwiller

 

Mercredi

 

16 mai

 

Zinswiller

 

18h30

 

Restaurant au Chevalier

 

Engwiller, Gumbrechtshoffen, Oberbronn, Offwiller, Rothbach, Uhrwiller

 

Vendredi

 

18 mai

 

Betschdorf

 

20h30

 

Restaurant à la Couronne

 

 

Lundi

 

21 mai

 

Seebach

 

20h30

 

Club House

 

Hunspach, Ingolsheim

 

Mardi

 

22 mai

 

Riedseltz

 

18 h 30

 

Salle des cigognes (ancienne coopérative agricole)

 

Steinseltz, Cleebourg

 

Drachenbronn

 

20 h 30

 

Restaurant au Chataigner

 

Birlenbach, Keffenach, Lobsann, Memmelshoffen

 

Mercredi

 

23 mai

 

 

Niederbronn

 

18h30

 

Foyer Saint-Martin

 

Windstein

 

Gundershoffen - Griesbach

 

20 h 30

 

Salle des fêtes à Griesbach

 

 

Jeudi

 

24 mai

 

Wissembourg

 

20 h 00

 

Foyer Avicole

 

Oberhoffen-les-Wissembourg, Weiler, Altenstadt, Rott

 

vendredi

 

25 mai

 

 

Schleithal

 

18 h 30

 

Restaurant de la Gare

 

Salmbach, Niederlauterbach

 

Lauterbourg

 

20 h 30

 

Salle des fêtes

 

Scheibenhardt, Neewiller

 

Mardi

 

29 mai

 

Soultz-sous-forêt

 

20 h 00

 

Salle annexe de la mairie

 

Schoenenbourg, Retschwiller, Kuntzenhausen

 

Mercredi

 

30 mai

 

 

Preuschdorf

 

18h30

 

salle de la mairie

 

Lampertsloch, Goersdorf, Merkwiller-Pechelbronn

 

Durrenbach

 

20 h 30

 

Relais de l’Amitié

 

Morsbronn, Gunstett, Biblisheim

 

Jeudi

 

31 mai

 

 

Mertzwiller

 

18h30

 

Maison rouge

 

Salle bleue

 

Laubach, Forstheim, Mietesheim

 

Eschbach

 

20h30

 

salle socio-culturelle (annexe salle polyvalente)

 

Walbourg, Hegeney

 

Vendredi

 

1er juin

 

débat DNA

 

 

Relais Culturel

 

 

Lundi

 

4 juin

 

Seltz

 

18h30

 

Restaurant à l’Etoile

 

Schaffhouse - Eberbach-Seltz –Beinheim - Kesseldorf

 

Mardi

 

5 juin

 

Woerth

 

20h

 

Maison des associations

 

Langensoultzbach, Froeschwiller, Dieffenbach, Oberdorf-Spachbach

 

Mercredi

 

6 juin

 

 

Reichshoffen

 

18h30

 

Castine - salle des cuirassiers

 

 

Uberach

 

20h30

 

Maison des Loisirs

 

Kindwiller, Bitschoffen, La Walck

 

Jeudi

 

7 juin

 

 

Obersteinbach

 

18h30

 

Salle Communale

 

Niedersteinbach, Dambach, Neuhoffen

 

Lembach

 

20 h 00

 

grande salle de la mairie

 

Climbach, Wingen

 

Vendredi

 

8 juin

 

Mothern

 

20h30

 

Salle ployvalente (petite salle)

 

Wintzenbach, Munchhausen

 

En campagne

    La campagne législative est désormais lancée.
  Je défends chaque soir avec ardeur mes convictions centristes dans de nombreuses villes et de nombreux villages de mon Alsace du Nord. Je veux redonner à cette terre de tradition centriste, attachée aux valeurs humanistes de la démocratie chrétienne, une voix pour défendre ses intérêts à Paris. Parce qu un député de l'UDF Mouvement démocrate indépendant aura plus d'écho à l'Assemblée nationale qu'un député UMP de plus, dont le seul mandat sera de cautionner toutes les décisions prises par le gouvernement.
  Je ne me place pas dans une perspective d'opposition stérile mais bien plus dans une démarche constructive. Il faut soutenir tous les projets qui contribuent à la création d'emplois et au développement de l'activité économique de notre pays. Mais il faut aussi veiller à ne pas accroître le déficit de notre pays en reportant sur les générations futures le coût d'une mauvaise gestion.
  Seule une voix forte et libre, celle que je veux incarner, peut être audible à Paris.

01.05.2007

Conférence de presse de François Bayrou

François Bayrou n’a pas donné de consigne de vote pour le deuxième tour
lors de sa conférence de presse du mercredi 25 avril.

Il considère que "Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social". Il estime également que "Ségolène Royal va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette".

François Bayrou a annoncé la création du Parti démocrate "pour changer définitivement la politique française" : Les Français "trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l’action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens.

Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l’intérêt général".

Mesdames, Messieurs,

Je n’ai à cet instant que deux sujets à l’esprit. Le premier sujet, c’est la France, que j’ai scrutée pendant ces mois de campagne électorale, que j’ai rencontrée en milliers de visages différents, la France qui s’inquiète, qui souffre, qui est déchirée, bien plus qu’elle ne l’a jamais été, et en même temps, la France riche de potentiel, riche de promesses, la France qui voudrait y croire.

Et j’ai à l’esprit aussi, et plus que tout, les quelque sept millions de Français qui m’ont donné leur confiance, qui ont mis leur espoir dans cette démarche nouvelle, faisant surgir d’un coup la troisième force politique française, la seule force nouvelle de notre pays. Les sept millions de Français et tous ceux qui ont eu à un moment ou à un autre l’envie de se joindre à eux, et parfois qui le regrettent. Cela fait un immense espoir.

Il y a désormais dans notre pays trois forces politiques, une à droite, une à gauche, et une au centre. Et c’est le centre qui est la force nouvelle.

Je veux vous parler de l’avenir.

La France a trois problèmes : nous sommes un pays à la démocratie malade ; nous sommes un pays au tissu social déchiré ; nous sommes un pays en manque de croissance.

Notre démocratie est malade de la confiscation du pouvoir, de l’incapacité à faire vivre le pluralisme, des difficultés de la presse, de l’absence de séparation des pouvoirs, y compris du pouvoir économique, de la connivence entre les mondes des affaires, médiatique et politique, de la crise de la justice. Le citoyen n’a pas l’impression d’y trouver sa place. La société civile y est méprisée.

Nous avons à reconstruire, depuis les fondations, notre démocratie.

Le tissu social est déchiré. Partout on croise de lourdes misères, personnes âgées aux ressources très faibles, travailleurs pauvres, difficultés de logement, partout la couleur de la peau, la consonance du nom, la religion, dressent les Français les uns contre les autres, partout le quartier où l’on vit, l’adresse postale, forment ghetto. Entre les policiers et les jeunes, entre les différents quartiers, entre personnes au travail et personnes au chômage ou aux minima sociaux, on se regarde du coin de l’œil, on s’épie, et on est prêts à s’affronter. L’école elle-même, le lieu même de l’égalité des chances, est en situation de doute et d’échec.

Nous avons à retisser notre société.

Nous sommes en panne de croissance. À ce sujet, on prend souvent l’effet pour la cause. Nombre de nos compatriotes par exemple considèrent que le chômage et la faiblesse du pouvoir d’achat sont des maux de notre pays. Ces maux sont des symptômes. Le mal c’est l’absence de croissance. Si nous avions de la croissance, nous aurions des emplois (beaucoup sont à libérer) et nous aurions du pouvoir d’achat à répartir. Beaucoup de nos compatriotes considèrent que l’immigration est la cause de nos maux. La situation de l’immigration est une conséquence. Un pays qui va bien sait intégrer, faire vivre ensemble. C’est l’emploi qui intègre. J’ai rencontré des milliers de jeunes Français d’ascendance immigrée. Ils m’ont tous dit une seule chose : donnez nous du travail et tout le reste s’arrangera ! Donnez nous du taf !

Ma conviction est celle-là : les trois maux de la France, ils doivent être soignés et réparés ensemble !

Or, parlons franchement : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, dans le face à face sempiternel de la droite sempiternelle et de la gauche sempiternelle, vont non pas réparer mais aggraver l’un ou l’autre de ces maux.

Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage au plus riche.

Ségolène Royal paraît mieux intentionnée en matière de démocratie, encore que le parti socialiste n’ait rien fait quand il était au pouvoir pour corriger ces maux, plus attentive à l’égard du tissu social, mais son programme, multipliant les interventions de l’État, perpétuant l’illusion que c’est à l’État de s’occuper de tout, et qu’il peut s’occuper de tout, créant je ne sais combien de services publics, va exactement à l’encontre, en sens contraire, des orientations nécessaires pour rendre à notre pays et à son économie leur créativité et leur équilibre.

Les deux candidats ont de surcroît promis une augmentation absolument délirante des dépenses publiques, de l’ordre de 60 milliards d’euros chacun, dans un pays endetté comme le nôtre, l’un des deux ajoutant une baisse totalement improbable des prélèvements obligatoires dans une proportion que ni Reagan ni Mme Thatcher n’ont jamais approchée même en rêve.

Notre pays a un problème de démocratie, un problème de fracture sociale, un problème d’économie, un problème de dette. Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social, Ségolène Royal, par son programme, va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette.

De surcroît, par leur choix de l’affrontement camp contre camp, ils affaiblissent durablement la France.

Dans les deux cas, sauf correction forte que je n’aperçois pas, et dont je tiendrai compte si elles intervenaient, ce qui se prépare, après les belles promesses, c’est une nouvelle déception du pays, une impuissance, une paralysie.

Dans cette situation, je ne donnerai pas de consigne de vote. J’estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix.

Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne cherche ni n’accepterai aucune soumission ou ralliement à l’un des deux camps.
 
Je veux au contraire garantir aux Français que quel que soit le vainqueur, ils trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l’action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l’intérêt général.

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